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Who Will Stop Donald Trump?

To make matters worse, his reputation as an impulsive, angry president, unpredictable and devoid of all moral authority, sticks to his skin like a too-small Halloween costume.

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Qui pour stopper Donald Trump?

Le président américain, dont la cote de popularité est au plus bas, creuse les divisions plutôt que de panser les plaies comme il l’avait promis le jour de son élection. Gêné, le Parti républicain garde les yeux rivés sur les élections de mi-mandat de 2018. C’est par l’«affaire russe» que la fin du mandat de Donald Trump pourrait venir

Donald Trump affronte une rentrée compliquée après des vacances émaillées de polémiques. Il y a eu son attitude plus qu’ambiguë envers les suprémacistes blancs après le drame de Charlottesville, les démissions en chaîne au sein de ses différents conseils, et enfin le limogeage de son controversé conseiller Stephen Bannon.

Alors que la rue gronde, les semaines qui viennent ne s’annoncent pas sous de meilleurs auspices. Toujours plus isolé, le président américain sera confronté à des dossiers cruciaux – budget 2018, réforme de la fiscalité et débat sur la santé, pour ne citer qu’eux – qui promettent de vives batailles au Congrès.

Pour ne rien arranger, sa réputation de président impulsif, colérique, dénué de toute autorité morale et surtout imprévisible lui colle à la peau comme un costume d’Halloween trop petit. La question du moment est désormais: qui peut le stopper?

Le Congrès?

Le Congrès? La promesse phare de Donald Trump, l’abrogation de l’Obamacare et son remplacement par une nouvelle réforme de la santé, a de l’eau dans le gaz. Elle met les divisions des républicains en exergue. Si le sénateur Bob Corker ose dire que le président n’a pas encore démontré qu’il avait «la solidité et les compétences nécessaires pour réussir», la majorité des républicains préfèrent encore faire mine de s’en accommoder.

Par solidarité idéologique. Et surtout parce que les élections de mi-mandat de 2018 se profilent. Majoritaires dans les deux Chambres et à la Maison-Blanche, ils comptent bien encore jouir de ce statut, malgré les dérapages et rebuffades du commander in chief.

Son entourage? Les limogeages se succèdent. Avec l’éviction du chantre de l’alt-right Stephen Bannon, la Maison-Blanche, sclérosée par une féroce guerre des clans, devrait retrouver une certaine unité. Reformer une équipe soudée est la mission principale du nouveau secrétaire général, John Kelly. Mais encore faut-il que Donald Trump écoute ses conseillers.

La justice?

La justice? Des tribunaux ont joué un rôle efficace de contre-pouvoir lors de la polémique sur le décret anti-musulmans. La Cour suprême, composée d’une majorité de juges conservateurs, a fini par autoriser une entrée en vigueur partielle du décret controversé.

L’enquête sur l’«affaire russe»? Tout dépendra de la persévérance du procureur spécial Robert Mueller. Mais c’est bien le dossier qui est susceptible de déclencher une procédure de destitution. S’il se sent en danger, Donald Trump pourrait décider de quitter son poste de lui-même, avant de subir une humiliation majeure.

Le jour de son élection, Donald Trump avait déclaré: «L’heure est venue pour l’Amérique de panser les plaies de la division. Je promets à chaque citoyen de notre pays que je serai le président de tous les Américains.» Force est de constater que les plaies sont toujours là, béantes.







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