The Clinton Foundation and Its Rich Donors: An Embarrassing Matter for Hillary Clinton

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La Fondation Clinton et ses riches donateurs, une question embarrassante pour Hillary Clinton

Après le « email gate », Hillary Clinton doit faire face à de nouvelles révélations sur les donateurs de la Fondation Clinton et un possible conflit d’intérêts alors qu’elle était secrétaire d’Etat.

Hillary Clinton est-elle victime d’un negative campaigningorchestré par ses adversaires républicains ? Depuis qu’elle a officialisé sa candidature à la Maison Blanche le 12 avril dernier, l’ex First Lady fait l’objet d’une série de révélations embarrassantes. Après le email gate – Hillary Clinton qui a utilisé sa messagerie personnelle lorsqu’elle était secrétaire d’Etat dans l’administration Obama est soupçonnée d’avoir supprimé certains mails compromettants- c’est au tour de la « Clinton Foundation » de susciter la polémique.

Depuis plusieurs semaines déjà, les médias américains – et ses adversaires républicains – s’interrogent sur les liens entretenus par le couple Clinton avec les donateurs de la Fondation. Organisation à but non lucratif, fondée par l’ancien président démocrate Bill Clinton, celle-ci permet au clan Clinton d’entretenir des relations avec un réseau impressionnant de grands patrons, philanthropes milliardaires et responsables politiques dans le monde entier.

Soupçon de favoritisme

La hausse des dons en provenance de sociétés et de gouvernements étrangers fait aujourd’hui débat. Hillary Clinton aurait-elle profité de sa position en tant que secrétaire d’Etat entre 2009 et 2013 pour favoriser les donateurs de la Fondation ? C’est ce que suggère Peter Schweizer, ancien membre du think-tank conservateur Hoover Institution, dans un livre Clinton Clash à paraître le 5 mai, et dont la presse américaine s’est déjà emparé.

Le « New York Times » publie ainsi jeudi des informations sur les liens entre Uranium One, une entreprise canadienne possédant des parts dans les mines d’uranium américaines, et la Fondation Clinton. Le président de Uranium One, Ian Telfer, a versé – via sa propre organisation caritative – quatre dons considérables au profit de la Fondation Clinton pour un montant total de 2,35 millions de dollars, selon le quotidien américain.

Or, en 2010, fut initiée la prise de contrôle de Uranium One par l’agence russe de l’énergie atomique, Rosatom. Cette vente d’actifs stratégiques, achevée en 2013, nécessitait l’aval du Comité des Investissements Etrangers aux Etats-Unis (CFIUS), un panel chargé notamment d’empêcher la prise de contrôle de certaines compagnies américaines en cas d’enjeux de sécurité nationale. Le département d’Etat, conduit alors par Hillary Clinton, disposait d’un vote en tant que membre de ce comité, aux côtés de plusieurs agences fédérales. Rien n’indique, toutefois, que l’ex secrétaire d’Etat soit intervenue dans cette décision.

Des « distractions » selon Hillary

Ian Telfer affirme au « New York Times » que ses dons n’ont rien à voir avec cette opération financière. Mais, dans le camp des Républicains, on pointe du doigt de possibles conflits d’intérêts. Les faits révélés par le livre de Peter Schweizer seront « alarmants et ahurissants », a prévenu lundi sur Fox News le sénateur du Kentucky, Rand Paul, candidat à l’investiture républicaine pour 2016.

Dans le camp Clinton, on balaie ces accusations d’un revers de main, évoquant d’ « absurdes théories de la conspiration ». « Nous sommes de retour dans la saison politique et, par conséquent, nous subissons toutes sortes de distractions et d’attaques, et j’y suis prête », a, elle, déclaré Hillary Clinton.

Reste que les liens entre la candidate à la présidentielle et la Fondation soulèvent de sérieuses questions éthiques qui pourraient devenir gênantes pour sa campagne, alors que Hillary Clinton, accusée d’être trop proche des milieux d’affaires, cherche à donner l’image d’une femme plus proche de l’Américain moyen.

Selon le « Washington Post » , Bill Clinton a perçu au moins 26 millions de dollars pour des discours tenus à l’invitation de quelques gros donateurs de la Fondation Clinton. « Cette somme, qui représente près d’un quart des rémunérations perçues par Bill Clinton pour ses discours entre 2001 et 2013, démontre à quel point les œuvres de bienfaisance des Clinton sont devenues étroitement liées à leur richesse personnelle croissante », écrit jeudi le journal américain.

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