Democratic Convention: The Countdown

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On s’y perd à tenter de compter le nombre de comités mis sur pied pour préparer la convention démocrate qui débutera le 25 août prochain, soit dans quatre semaines exactement, à Denver au Colorado. Déjà des enseignes, souhaitant la bienvenue aux 50 000 visiteurs attendus sont posées dans les rues du centre-ville.

La ville n’en est pas à sa première convention puisqu’il y a exactement 100 ans, en 1908, elle recevait celle des démocrates qui avait couronné William Jennings Bryan battu ensuite à l’élection générale par William H.Taft. Denver n’en est pas non plus à son premier grand événement puisque elle a tenu une réunion du G-8 en 1997 et a reçu la visite du Pape en 1993.

Malgré une chaleur accablante et le fait que nous sommes sur le point de battre un record de température – quinzième journée de suite à plus de 30 degrés celsius -, une grande fébrilité s’est emparée des citoyens. Jeanie est une démocrate convaincue et, âgée de 60 ans, elle a décidé de s’impliquer. En consultant le site Internet de la convention, elle a mis la main sur ce qu’elle cherchait : « Comment devenir bénévole ». Après avoir coché toutes les cases sans retenu, elle reçoit un coup de fil. « Mme Johnson, nous avons besoin de 3 000 chauffeurs privés ». Excitée, elle s’enregistre immédiatement : « même si je ne serai pas dans l’enceinte » dit-elle fièrement, « je vais contribuer à faire de ce moment un succès pour ma ville et pour les démocrates ». Les organisateurs de l’événement, qui durera quatre jours, n’ont eu aucune difficulté à recruter 22 000 personnes pour travailler à titre de bénévoles.

Le Centre Pepsi, la patinoire de l’ l’Avalanche, est méconnaissable. Des milliers de mètres de câbles ont été tirés, une vingtaine de serveurs ont été installés pour les 15 000 médias qui couvriront la convention et 1 000 lignes de téléphone ont été branchées.

À un mois de ce moment historique qui célèbrera la nomination du premier noir candidat à une présidentielle américaine, tout semble sous contrôle si on en croit les responsables. Mais, ce n’est pas tout à fait vrai. Il manque encore 20 millions de dollars pour couvrir les coûts de cette « extravaganza ». C’est un déficit que la ville de Denver ne peut se permettre et la situation en inquiète plus d’un.

Mais les organisateurs sont pris avec des problèmes encore plus graves. Il semble qu’Oprah et son entourage aient tenté de déloger les Clinton de l’hôtel Brown Plaza parce qu’elle se disait trop loin de son protégé et les Kennedy n’ont toujours pas trouvé une maison qui réponde à leurs attentes.

J’ai songé offrir ma chambre d’amis à Mme Winfrey, mais elle est déjà prise. Avoir su ! … à suivre.

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