Occupy Wall Street and the Challenges of Winter

<--

Il pleut sur Zuccotti Park et certains commencent à s’inquiéter de la météo. “C’est sur, quand on a passé la nuit sous la pluie et qu’on se réveille dans le froid, c’est dur”, dit Anna, qui campe ici depuis déjà plus de quinze jours avec les manifestants d’Occupy Wall Street, “on va voir comment cela va se passer dans les semaines à venir”.

Cela fait désormais plus d’un mois que le mouvement s’est installé sur la petite place, tout près du New York Exchange, pour protester contre la crise et une société perçue comme de plus en plus inégalitaire. Et les centaines de personnes qui sont là disent toutes “qu’elles ne bougeront pas et qu’elles résisteront jusqu’au bout”.

Pourtant, le plus grand défi désormais pour Occupy Wall Street est bien de parvenir à s’inscrire dans la durée. Le mouvement s’est étendu à plus de cent villes américaines et a clairement trouvé une caisse de résonnance dans la frustration de nombreux Américains face au marasme économique et à l’impunité des banques.

Mais pour l’instant, les manifestations n’ont rassemblé que quelques milliers de personnes et surtout le mouvement n’a pas encore su trouver un message clair à faire passer. “C’est un peu notre force et notre faiblesse”, reconnait Chris Cobb, devenu une sorte de célébrité à Zuccotti Park depuis qu’ils se balade avec une fausse caméra de Fox News pour se moquer de la chaine conservatrice, “comme il ya de multiples revendications, personne ne peut s’approprier notre mouvement mais cela peut aussi apparaître un peu confus. Et puis c’est vrai que le froid ne va rien arranger pour touts ceux qui couchent dehors”.

L’une des questions est de savoir si “l’occupation” de Wall Street aura ou non des conséquences concrètes et peut déboucher sur des réformes au niveau politique. Une petite victoire pour les manifestants est le changement radical de Mitt Romney, le favori des républicains dans la course à la présidentielle. Après avoir rejeté le mouvement, il a finalement déclaré qu’il “comprenait” la colère des jeunes qui sont dans la rue.

About this publication