COVID-19: America’s Rude Awakening

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Ce jeudi 3 décembre, les hôpitaux américains ont établi un triste record. 100 000 malades y étaient soignés de la Covid. 29 000 de ces patients avaient été placés en soins intensifs. Le même jour, plus de 210 000 nouveaux cas ont été enregistrés aux États-Unis. Un niveau de contamination affolant. De ces records, Donald Trump ne parlera pas. Le futur ex-président des États-Unis n’a jamais évoqué ces bilans sanitaires que pour les minimiser. Ce n’est pas en ses dernières semaines de pouvoir qu’il va changer de stratégie.

Depuis le début de l’année, le pays a perdu 280 000 de ses ressortissants en raison de la pandémie. Une statistique à relativiser. Le pourcentage de la population décédée (0,08 %) est en effet le même que celui de la France ou du Brésil. Il est moindre que celui de l’Espagne, de l’Italie ou du Royaume-Uni (0,09 %) selon les chiffres de l’Université John-Hopkins de Baltimore devenue, grâce à sa maîtrise des algorithmes, la référence mondiale pour le suivi en temps réel de la propagation du virus.

Mais à la différence des pays européens ayant vite réagi cet automne à l’émergence de la deuxième vague, l’administration Trump a préféré commenter l’arrivée « imminente » des vaccins. Or, contrairement au printemps, le virus touche cette fois l’ensemble du territoire américain ce qui fait craindre un emballement du nombre de cas graves. Robert Redfield (directeur de l’agence fédérale de santé publique) prévient : « Décembre, janvier et février vont être la période la plus difficile de l’histoire de notre pays en termes de santé publique. » Et pour préparer ce moment délicat, les États-Unis sont paralysés par l’interminable transition présidentielle. Joe Biden a beau répéter qu’il imposera le port du masque au niveau fédéral, sa mesure n’entrera en vigueur qu’après le 20 janvier.

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