Anti-Americanism Is in Fashion

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Être antiaméricain est de bon ton dans certains milieux. La propagande russe, chinoise ou de certains pays en voie de développement ne s’en prive pas.

En deux mots, la recette est toujours la même : les États-Unis sont responsables de tous les maux.

N’allez surtout pas parler de l’incompétence ou de la corruption des dirigeants des pays qui vont mal. Rapidement, ces théoriciens du complot vous répondront que la corruption provient justement des États-Unis ou encore que les Américains et leurs alliés manigancent pour maintenir au pouvoir des incompétents et des laquais.

Pourtant, plusieurs pays sont parvenus à se sortir de la misère et même à devenir riches, comme Singapour, Taïwan ou le Costa Rica, alors qu’à en croire tous ces propagandistes, ils auraient dû continuer à subir le joug des pays riches.

La guerre en Ukraine a ragaillardi la propagande antiaméricaine.

Comparaison impossible

Cette propagande tente de minimiser les crimes de l’armée russe en comparant cette guerre à celles lancées par les États-Unis.

À l’époque moderne, les États-Unis ont mené quelques guerres condamnables, contre le Vietnam et l’Irak, en particulier.

Mais même dans ces guerres, le gouvernement américain ne cherchait pas à annexer des territoires. Il ne ciblait pas systématiquement les populations civiles pour gagner la guerre. Il ne voulait pas non plus détruire la culture de ces peuples. Il ne niait pas le droit d’exister de ces pays. Il ne volait pas des enfants de ces pays pour en faire des enfants américains. Il n’encourageait pas les déplacements de populations.

Ce sont pourtant les crimes de guerre que commet la Russie en Ukraine. Ce sont des actes génocidaires au sens de la définition de l’ONU.

Pas une guerre américaine

L’autre grand axe de la propagande russe consiste à tenter de faire croire que la guerre en Ukraine est en réalité une guerre initiée par les États-Unis.

Faux. L’Ukraine n’était pas sur le point d’entrer dans l’OTAN. Personne parmi les membres de l’OTAN ne menaçait d’envahir le territoire russe. Bien plus, l’Ukraine avait démantelé ses bombes nucléaires avec la promesse que la Russie respecterait ses frontières.

Est-ce à dire que les États-Unis sont blancs comme neige ? Non. Ils n’ont pas suffisamment aidé la Russie lors de la chute de l’URSS. Ils n’ont jamais pardonné à Vladimir Poutine d’avoir nationalisé des compagnies pétrolières.

Cependant, on ne peut pas reprocher au gouvernement américain d’avoir soutenu les Ukrainiens qui voulaient instaurer la démocratie et de les avoir aidés à remplacer la marionnette que Poutine voulait garder au pouvoir dans leur pays.

La défense de la construction d’une démocratie, aussi imparfaite soit-elle, l’emporte toujours sur celle du maintien d’une dictature, aussi profitable soit-elle pour ses élites.

En fait, la guerre en Ukraine est la continuation d’une longue entreprise génocidaire russe amorcée au 19e siècle, poursuivie par Staline et, à présent, reprise par Poutine.

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