I feel it, we will live in optimism again for a while. Thank you, Obama. You've made us, at the time of a great election, forget our little concerns, our husband-wife disagreements, our declining purchase power and our account in the red.
You blew a wind of jubilation on our homes, and on the whole world. That has not happened to us in a long time. More precisely, since your predecessor was possessed by the idea of warring against the "Axis of Evil".
Thanks to you, we had a magical moment that we do not want to erase hastily from our memory, for it will be our refuge. We will be relying on it for bad days: a small cloud blocks the horizon, and bingo -- The Barack amulet!
In the Obama phenomenon, there is indeed something that exceeds politics. A kind of favorable destiny, a special moment in history, the smile of the angel above our heads, a humanity that can give us hope.
This relief has one major reason: a black man who will preside over the destiny of the world’s superpower, which means that the apartheid of souls has collapsed.
And this makes us think, doesn't it? Let’s take France! Come on guys, we should do like Uncle Sam, we shouldn’t stay lagging behind. Suddenly, "minorities" sweep everything from politics to literature, one prefect here, another winner there, a number of brown heads on the small white screen...
What excess of zeal! As long as the evidence is given: in France, there were few positive and concrete measures in the matter of fair treatment regarding people from the South. Treating this issue casually is like the effect of a ridiculous advertisement.
So, breathe, politicians! Take some distance, and time! Do not copy, but develop a genuine strategy and think properly. Focus first of all on aberrations such as "benefits of colonization." Do not let blacks die on boats; giving the Goncourt to an Afghan, no problem; but rescue his fellows who are begging for refuge, the dark-skinned who beats the walls because he does not have the proper papers, the North African Mohamed who is bound to fail once his name is pronounced, and the Muslim whose chin hairs scare you to death. Afterwards, you make conspicuous nominations. And I hope you'll be kind enough to recognize that there are associations who have been toiling for ages to get you involved, and you doing not much at all.
As such, the leverage of France is not the validity of its civil society but the validation of the foreign model.
"Maalesh!" as Egyptians would say. We will not turn up our noses. But we would like to commend the effort of Obama’s America and draw on the American “vitality fund,” which may be emptied of money but filled with priceless values: justice and democracy.
Obama, encore et toujours !
Je le sens, nous allons vivre sur une réserve d’optimisme pendant un moment encore. Merci Obama. Vous nous avez fait, le temps d’une grande élection, oublier nos petits soucis, nos mésententes de couple, notre pouvoir d’achat à la baisse, notre compte dans le rouge. Vous avez fait souffler un vent de liesse sur nos foyers, comme sur la planète, cela ne nous était pas arrivé depuis longtemps. Plus exactement, depuis que votre prédécesseur s’est mis dans la tête de guerroyer contre « l’axe du Mal ». Grâce à vous, nous avons vécu un moment magique que nous ne voulons pas effacer si vite de nos mémoires, il sera notre « matelas des vieilles », nous comptons dessus pour les mauvais jours : un petit nuage qui obstrue l’horizon, et hop ! l’amulette Barack(a) !
Dans le phénomène Obama, il y a quelque chose, en effet, qui dépasse la politique. Une sorte de faveur du destin, un moment particulier de l’Histoire, le sourire de l’ange au-dessus de nos têtes, une humanité en qui nous pouvons encore espérer. Ce soulagement a une raison essentielle : un Noir présidera au destin de la plus grande puissance du monde, ce qui veut dire que l’apartheid des esprits est tombé.
Et cela donne à réfléchir, n’est-ce pas ? Voyez la France ! Allons-y les gars, il faut faire comme l’oncle Sam, ne pas être épinglé comme le dernier de la classe. Soudain, les « minorités » raflent tout, de la politique à la littérature, un préfet par-ci, un lauréat par-là, un comptage de têtes brunes sur le petit écran blanc… Que d’excès de zèle ! Tant et si bien que la preuve est donnée : en France, il y avait peu de mesures positives et concrètes en matière de traitement juste à l’égard des gens du Sud. Le fait de s’y mettre au pied levé s’apparente à un effet d’annonce ridicule.
Respirez donc, gens de la politique ! Prenez de la hauteur, et du temps ! Ne soyez pas imitatifs, élaborez une stratégie authentique et réfléchissez convenablement. Revenez d’abord sur des aberrations du genre « bienfaits de la colonisation », ne laissez pas les Noirs mourir sur des barques de fortune, donnez le Goncourt à un Afghan, d’accord, mais secourez ses compatriotes qui mendient l’exil, le basané qui rase les murs parce qu’il n’a pas de papiers, le Beur Mohamed qui, à peine son nom prononcé, se voit recalé, le musulman dont deux poils sur le menton vous fichent la trouille. Après, vous passerez aux nominations ostensibles. Et vous aurez l’obligeance, j’espère, de reconnaître qu’il y a des associations qui s’échinent depuis des lustres à vous mettre le nez sur le dossier, sans que vous fassiez grand-chose. Comme quoi, le levier de la France, ce n’est pas la validité de sa société civile, mais la validation de l’exemple étranger.
Maalech !, comme diraient les Égyptiens. Nous n’allons pas faire la fine bouche. Mais nous tenons à saluer le possible de l’Amérique d’Obama et puiserons volontiers dans la « caisse à vitalité » américaine, qui s’est vidée de ses sous, peut-être, mais s’est remplie d’un stock de valeurs inestimables : celles de la justice et de la démocratie.
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European autonomy - military, technological, economic, and financial - is beginning to take shape as Europe hedges against current and future fluctuations in [U.S.] policy.