Former U.S. President Donald Trump was back in Washington this week for the first time since the insurrection at the Capitol on Jan. 6, 2021. He delivered a disjointed speech (nothing new under the sun), while coming within an orange hair of announcing his candidacy for president in 2024.
That such a scenario is even possible is beyond comprehension when the House Select Committee dedicated to the events of last year has shown him at his worst.
In his speech, Trump asserted that the U.S. should emulate repressive regimes like those in China and the Philippines to combat drug-trafficking, even suggesting the death penalty for those found guilty of it. He mentioned the possibility of sending the U.S. National Guard to Democratic-majority states to reestablish “law and order.” In parallel with this speech, the media reported on a return to the forefront of a Republican plan that aims to purge federal employees without constraints, and for frivolous reasons, with the goal of replacing them with party loyalists should they return to power.
Those who think these are merely trivial antics should think again. During the previous campaign, and his catastrophic term as president, Trump had promised to deliver a Republican majority to the Supreme Court to tilt the balance in favor of pro-lifers in the abortion debate.
The overturning of Roe v. Wade, on June 24, 2022, is a reminder that, when he speaks, this sinister figure must be taken seriously. The rights of women to exercise control over their bodies and enjoy full equality and respect for their autonomy has been turned back 50 years. In Republican-majority states, there is a race to rush through bills that will give rise to the surveillance, tracking and criminalization of women, doctors and individuals who dare participate, directly or indirectly, in an abortion.
The excitement around Trump 2024 has not yet overtaken all of the Republican Party. A few hours before Trump spoke, his former vice president quietly revealed his own presidential ambitions and called on voters to look toward the future. Mike Pence appears timid when the time comes to denounce the legacy of the Trump-Pence government, for obvious reasons. Up until the moment he stood up to Trump and took part in the certification of the election at the risk of his personal safety, Pence was an ardent defender of the “Donald.”
Republican Rep. Liz Cheney of Wyoming, who sits on the congressional committee charged with shedding light on the insurrection of January 2021, has been much more vocal. During the hearings, she insisted that a nation that wishes to remain free cannot become trapped by the lies spouted by Trump, a man she deems unfit to hold elected office. She, too, has her eye on the 2024 presidential election.
The congressional investigation shows that Trump knowingly chose not to intervene for more than three hours on Jan. 6, 2021, as an unwieldy mob of his supporters invaded the Capitol to interrupt the certification process of the presidential election results and “stop the steal.” The inquiry revealed that the attack on the Capitol was the culmination of an attempted coup d’état of which he was the main instigator.
Still today, despite the mounting evidence, a majority of Republican voters believe the lies repeated by Trump, according to whom President Joe Biden won the election due to election fraud and cheating. They are stuffed with nonsense from the conservative media, Fox News in particular, which oscillates between the trivialization of the crimes committed at the Capitol and the amplification of the discourse on the stolen election.
The American political system is recognized for its model of checks and balances between the executive, legislative and judicial branches. The extreme polarization in Congress, and the limited margin of the Democrats, whose Senate majority hangs by only a thread, makes difficult any legislative achievement that would protect American democracy against populist revolt and authoritarianism, even more so as Republican states are leading the way in passing measures to regulate and suppress the vote. President Biden may denounce Trump’s lack of courage, but his voice fails to rise above the political divisions. As for the Supreme Court, it has become the bastion of social conservatism.
The Washington Post revealed this week that the U.S. Department of Justice is actively investigating efforts made by Trump to overturn the results of the 2020 election. One must hope that the judiciary will finally take up these antics with convincing results. It is the only hope of preventing his return.
Qui va s’occuper de Trump?
L’ex-président des États-Unis Donald Trump était de retour à Washington cette semaine pour la première fois depuis l’insurrection du 6 janvier 2021 au Capitole. Il a livré un discours décousu (rien de nouveau sous le soleil), tout en passant à un cheveu orange d’annoncer sa candidature à la présidentielle de 2024.
Qu’un tel scénario soit encore possible dépasse l’entendement quand une commission d’enquête du Congrès consacrée aux événements de l’an dernier l’a montré sous son plus mauvais jour.
Dans son discours, M. Trump a déclaré que les États-Unis devraient imiter les régimes répressifs, comme ceux de la Chine et des Philippines, pour lutter contre le trafic de drogue, suggérant même la peine de mort pour les fautifs. Il a évoqué la possibilité d’envoyer la Garde nationale dans les États à majorité démocrate pour rétablir « la loi et l’ordre ». En parallèle à ce discours, des médias évoquaient le retour à l’avant-scène d’un plan républicain visant à purger les employés fédéraux sans contraintes, pour des motifs frivoles, afin de les remplacer par des loyalistes si le parti était reporté au pouvoir.
Ceux qui estiment que ce ne sont que d’insignifiantes bouffonneries devraient y penser à deux fois. Lors de la précédente campagne et durant son mandat catastrophique à la présidence, Donald Trump avait promis de livrer une majorité républicaine à la Cour suprême afin de faire pencher la balance en faveur des anti-choix dans le débat sur le droit à l’avortement.
L’invalidation de l’arrêt Roe v. Wade, le 24 juin dernier, nous rappelle qu’il faut prendre ce sinistre personnage au sérieux lorsqu’il s’exprime. Le droit des femmes de disposer de leur corps et de bénéficier d’une pleine égalité et d’un plein respect de leur autonomie vient de reculer de 50 ans. Dans les États à majorité républicaine, c’est la course pour adopter à toute vapeur des projets de loi qui vont engendrer la surveillance, la traque et la criminalisation des femmes, des médecins et des citoyens qui oseront participer, directement ou indirectement, à un avortement.
L’agitation autour de Trump 2024 n’a pas encore gagné tout le Parti républicain. Quelques heures avant que Donald Trump ne prenne la parole, son ancien vice-président dévoilait discrètement ses ambitions présidentielles en appelant les électeurs à se tourner vers l’avenir. Mike Pence se montre timoré lorsque vient le temps de dénoncer l’héritage du gouvernement Trump-Pence, pour des raisons évidentes. Jusqu’à ce qu’il tienne tête à Trump et qu’il participe à la certification du vote au péril de sa sécurité personnelle, M. Pence était un ardent défenseur du « Donald ».
La représentante républicaine du Wyoming, Liz Cheney, qui siège à la commission du Congrès chargée de faire la lumière sur l’insurrection de janvier 2021, s’est montrée beaucoup plus loquace. Lors des audiences, elle a affirmé qu’une nation voulant demeurer libre ne pouvait s’enfermer dans les mensonges professés par Donald Trump, un homme qu’elle juge inapte à exercer des fonctions électives. Elle a aussi un oeil sur la présidentielle de 2024.
L’enquête du Congrès démontre que Donald Trump a sciemment choisi de ne pas intervenir pendant près de trois heures, le 6 janvier 2021, alors qu’une foule incontrôlable de ses partisans envahissait le Capitole afin d’interrompre le processus de certification du résultat de l’élection présidentielle et d’« arrêter le vol ». L’assaut contre le Capitole était le point culminant d’une tentative de coup d’État dont il fut le principal instigateur, a révélé l’enquête.
Encore aujourd’hui, malgré l’accumulation des preuves, une majorité d’électeurs républicains croient aux mensonges répétés de Donald Trump selon lesquels Joe Biden a remporté la présidentielle grâce à la fraude et à la tricherie électorales. Ils sont gavés des inepties des médias conservateurs, Fox News en tête, qui oscillent entre la banalisation des crimes commis au Capitole et l’amplification du discours sur le vol de l’élection.
Le système politique américain est réputé pour son modèle de pouvoirs et de contre-pouvoirs — les checks and balances entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire. La polarisation extrême du Congrès et la marge limitée des démocrates, dont la majorité sénatoriale ne tient qu’à un fil, rendent difficiles les avancées législatives qui protégeraient la démocratie américaine contre la fronde du populisme et de l’autoritarisme, d’autant plus que les États républicains s’en donnent à coeur joie pour adopter des mesures d’encadrement et de suppression du vote. Le président, Joe Biden, a beau dénoncer le manque de courage de Trump, sa voix ne porte pas au-delà de la division politique. Quant à la Cour suprême, elle est devenue le bastion du conservatisme social.
Le Washington Post révélait cette semaine que le département américain de la Justice enquêtait activement sur les efforts déployés par Donald Trump pour faire annuler les résultats de l’élection de 2020. Il faut espérer que le pouvoir judiciaire se saisisse enfin de ses frasques avec un résultat probant. C’est le seul espoir d’empêcher son retour.
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Military power alone cannot sustain global dominance, and attempts to assert it in the face of structural decline may hasten the very outcome they seek to prevent.
[T]he U.S. and Israel are fixated on “decapitation strikes" ... [which] is just as absurd as believing the Iranian people would cooperate with U.S.-Israeli military strikes against their own country.