He’s Anything But Pure As the Driven Snow

Published in La Presse
(Canada) on 25 March 2019
by Alexandre Sirois (link to originallink to original)
Translated from by Kristin Dale. Edited by Patricia Simoni.

 

 

 

 

 

In all likelihood, Americans will decide if they want to put the Donald Trump era behind them during the during the 2020 presidential election, not before.

Some Democrats have wanted to initiate impeachment proceedings against the president, but in the wake of Special Counsel Robert Mueller’s conclusions, they would have a struggle convincing a majority of Congress to agree. At the end of a 22-month investigation, Mueller affirmed that there was no collusion between the Trump campaign and Russia in 2016.

Every cloud has a silver lining. Trying to impeach the president would have certainly provoked a national psychodrama – some even predicted a new civil war. The billionaire Republican’s supporters were, for the most part, convinced that Mueller’s investigation was a witch hunt. They were under the impression that Democrats were nothing more than a band of thieves trying to steal the presidency from Trump. They would have called it a coup d’état.

Considering Mueller’s conclusions from this angle is a good way to look at the glass as being half full.

It was, at the same time, crucial, as former FBI Director James Comey wrote last week, that the United States could demonstrate it has “a justice system that works because there are people who believe in it and rise above personal interest and tribalism.” This has been accomplished, as the special counsel was able to carry out his investigation to the end.

It’s been accomplished despite Donald Trump. It’s important to make that clear. The manner in which the president tried to torpedo the investigation over the course of the past few years and undermined its credibility (even yesterday calling it “an illegal takedown”) was abhorrent; it reflected the contempt he shows for the rule of law.

Incidentally, the second part of the special counsel’s report – or at least what we know of it, since we can only read a four-page summary prepared by Attorney General William Barr – is incriminating for the president on this subject. As for the question of obstruction of justice, the Mueller report did “not conclude that the president committed a crime,” but “it also does not exonerate him.”

That is also important to clarify. In declaring himself “totally exonerated,” Trump simply told another lie.

Even before knowing the results of the special counsel’s investigation, it was obvious that Trump had tried to prevent any light being shed on his connections with Moscow. He fired Comey. He called for Mueller’s dismissal. He refused to accept that his former attorney general, Jeff Sessions, had properly recused himself from the Russia investigation. He crossed a red line many times with a carelessness unbefitting an American president.

Democrats have, incidentally, reason to demand that the full report be published. Having access to the special counsel’s conclusions is the only way to rightfully evaluate the president’s wrongdoings regarding obstruction of justice.

It is also essential if we want to understand why Mueller feels that there was no collusion with Russia, even though more than a dozen members of the Trump campaign talked to Russian officials during the campaign, and even though it has been proven beyond any doubt that Russian authorities exerted substantial effort to ensure the Republican candidate’s election.

Mueller’s report could also fuel other Congressional investigations. Even if the topic of collusion is no longer on the agenda, Congress and the Justice Department are still looking at many other instances of presumed misappropriation and tampering by Trump and his entourage.

Republicans did not work hand in hand with the Russians during the last presidential election, but this changes absolutely nothing about the fact that Trump is a pathological liar, a crook and a cheat, as he was described by his former lawyer, Michael Cohen.

Not only was the American president not totally exonerated yesterday, but proof is accumulating that he is capable of orchestrating the most twisted of dirty deals. Very well, there was no collusion. All the better! But to pretend that the man is as pure as the driven snow is an insult to our intelligence.


C'est vraisemblablement lors du prochain scrutin présidentiel, en 2020, que les Américains décideront s'ils veulent tourner la page sur l'ère Trump. Pas avant.

Certains démocrates souhaitaient lancer une procédure de destitution à l'encontre du président, mais ils auront bien du mal à convaincre une majorité de parlementaires de se ranger derrière eux à la suite du verdict rendu par le procureur indépendant Robert Mueller. À l'issue d'une enquête de 22 mois, il a affirmé qu'il n'y avait pas eu de collusion entre l'équipe de campagne de Donald Trump et la Russie en 2016.

À toute chose malheur est bon : tenter de destituer le président aurait certainement provoqué un psychodrame national - certains ont même prédit une nouvelle « guerre civile ». Les partisans du milliardaire républicain étaient pour la plupart déjà convaincus que l'enquête de Robert Mueller était une « chasse aux sorcières ». Ils auraient eu l'impression que les démocrates n'étaient qu'une bande de tricheurs tentant de voler la présidence à Trump. Ils auraient crié au coup d'État.

Considérer le verdict de Robert Mueller sous cet angle est une bonne façon de voir le verre à moitié plein...

Parallèlement, comme l'a écrit l'ancien directeur du FBI James Comey la semaine dernière, il était crucial que les États-Unis puissent démontrer qu'ils ont « un système judiciaire qui fonctionne, parce qu'il y a des gens qui croient en lui et qui s'élèvent au-dessus des intérêts personnels et de l'esprit de clan ». C'est chose faite puisque le procureur indépendant a été en mesure de mener son enquête jusqu'au bout.

C'est chose faite... malgré Donald Trump. C'est important de le préciser. La façon dont le président a tenté de torpiller cette enquête au cours des dernières années et dont il a miné sa crédibilité (il la qualifiait encore hier d'« entreprise de démolition illégale ») a été odieuse ; le reflet du mépris qu'il affiche à l'égard de l'état de droit.

D'ailleurs, la deuxième partie du rapport du procureur indépendant - ou du moins ce qu'on en sait, car on a jusqu'ici pu lire uniquement un résumé de quatre pages préparé par le ministre de la Justice William Barr - est incriminante pour le président en la matière. Sur la question d'entrave à la justice, Robert Mueller « ne conclut pas que le président a commis un crime », mais « il ne le disculpe pas non plus ».

Ça aussi, c'est important de le préciser. Trump, en se disant « totalement disculpé », ne fait que proférer un mensonge de plus.

Même avant de connaître les résultats de l'enquête du procureur indépendant, il était évident que Trump avait tenté d'empêcher qu'on fasse la lumière sur ses liens avec Moscou. Il a limogé James Comey. Il a réclamé le congédiement de Robert Mueller. Il a refusé d'accepter que son ancien ministre de la Justice Jeff Sessions se récuse de l'enquête sur la Russie... Il a plusieurs fois franchi une ligne rouge avec une insouciance indigne d'un président américain.

Les démocrates ont d'ailleurs raison d'exiger la publication de la version intégrale du rapport. Avoir accès aux conclusions du procureur indépendant est la seule façon de pouvoir évaluer avec justesse les torts du président en ce qui concerne l'entrave à la justice.

C'est aussi essentiel si on veut pouvoir comprendre pourquoi Robert Mueller estime qu'il n'y a pas eu collusion avec la Russie même si plus d'une douzaine de membres de l'équipe Trump ont discuté avec des responsables russes pendant la campagne et même s'il a été prouvé hors de tout doute que les autorités russes ont déployé des efforts substantiels pour faire élire le candidat républicain.

Le rapport de Robert Mueller pourrait aussi servir de carburant aux autres enquêtes menées par le Congrès américain. Car même si le sujet de la collusion n'est plus à l'ordre du jour, les parlementaires et la justice américaine se penchent encore sur plusieurs autres malversations et tripotages présumés de Donald Trump et de sa garde rapprochée.

Les républicains n'ont pas travaillé main dans la main avec les Russes lors de la dernière élection présidentielle, mais ça ne change absolument rien au fait que Donald Trump est un menteur pathologique et aussi un escroc et un tricheur, comme l'a si bien décrit son ancien avocat Michael Cohen.

Non seulement le président américain n'a pas été totalement disculpé hier, mais les preuves s'accumulent quant au fait qu'il est capable d'orchestrer les plus tordus des sales coups. Il n'y a pas eu de collusion, fort bien. Et tant mieux ! Mais prétendre que cet homme est blanc comme neige est une insulte à l'intelligence.
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