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US Presidential Candidates Tackle Climate Crisis Questions

The candidates were certainly aware of the issues, but their solutions to the crisis were far from forthcoming.

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Etats-Unis : la « crise climatique » s'invite dans la campagne présidentielle

Dix candidats démocrates ont présenté leurs positions pour lutter contre le changement climatique, mercredi lors d'une émission marathon sur CNN. La création d'une taxe carbone aux Etats-Unis et le pétrole de schiste comptent parmi les lignes de fracture. D'économies d'énergie ou de changement de mode de vie, il a en revanche été à peine question.

Une prise de conscience, mais pas encore toutes les solutions. S'il fallait une preuve que le changement climatique est devenu un thème politique aux Etats-Unis, CNN l'a apportée mercredi soir : la chaîne télévisée a consacré sept heures de débat à la « crise climatique », faisant intervenir dans une série de questions-réponses avec un public concerné dix candidats à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle de 2020. Une discussion émaillée de points météo sur l'ouragan Dorian qui s'approchait des côtes du sud-est des Etats-Unis, dramatisant encore le sujet de la soirée.

L'enjeu n'était pas de débattre de la réalité du changement climatique : contrairement à Donald Trump, les candidats à l'investiture démocrate ont tous proclamé leur confiance dans la « science », et sonné l'alarme. « Je suis peut-être vieux jeu, mais je crois en la science », a notamment assuré Joe Biden, l'ancien vice-président de Barack Obama toujours favori des sondages. Alors que l'aile gauche démocrate a imposé dans le paysage son « Green new deal » , un programme ambitieux mais jugé irréaliste par certains, les candidats diffèrent surtout sur l'horizon d'une ambition « zéro carbone ». « En 2028, plus aucun nouveau bâtiment ne devra être construit sans être neutre en carbone, en 2030 ce seront les voitures et en 2035 la production d'électricité », a défendu Elizabeth Warren -Bernie Sanders comme Joe Biden évoquent, eux, un horizon à 2050.

« 15 % des émissions »

A ce stade, la création d'une taxe carbone aux Etats-Unis et la poursuite de l'exploitation du pétrole et du gaz de schiste apparaissent comme les grandes lignes de fracture. Joe Biden a été le plus prudent, appelant plutôt à retrouver le chemin du collectif et de la diplomatie, après le retrait des Etats-Unis de l'Accord de Paris sur le climat. « Même si nous faisions tout bien, nous ne sommes responsables que de 15 % des émissions mondiales de CO2 », a-t-il rappelé à plusieurs reprises. Elizabeth Warren a au contraire plaidé pour l'instauration d'une taxe carbone.

Si l'impact sur le pouvoir d'achat des ménages a été peu débattu, l'emploi est au coeur des préoccupations des candidats, notamment pour les salariés des mines de charbon ou des puits de pétrole, qui « n'ont pas à être punis », a rappelé Bernie Sanders. Tous ont défendu « l'opportunité » de la transition énergétique pour créer des « millions » d'emplois. D'économies d'énergie ou de changement de mode de vie, il a en revanche été à peine question - seul Bernie Sanders l'a évoqué -, dans un pays pourtant ultra-climatisé (un quart des climatiseurs installés dans le monde) et qui pourrait être exportateur net de pétrole l'an prochain ou en 2021.

Donald Trump s'était invité au débat en lançant quelques tweets rageurs contre « fakenewsCNN », assurant que les programmes des démocrates allaient faire grimper les factures d'énergie et les prix à la pompe. Il vient aussi de lancer une nouvelle idée anti-environnementale contre les ampoules LED , moins énergivores. « On peut parler des pailles ou des ampoules à bulbe, c'est exactement ce dont l'industrie fossile veut nous faire parler », a mis en garde Elizabeth Warren, pointant à plusieurs reprises « la corruption » de Washington.

Dans le premier pays nucléaire du monde (avec une centaine de réacteurs qui produisent 20 % de l'électricité), la place n'est plus à l'atome, ont par ailleurs estimé Bernie Sanders et Elizabeth Warren, tandis que Joe Biden s'est dit ouvert à de nouvelles technologies. « Ajouter des déchets, cela n'a pas de sens », a estimé le premier, pointant aussi le coût du nouveau nucléaire, tandis que la seconde a dit compter sur les scientifiques pour améliorer les performances du stockage des énergies renouvelables.







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